Aujourd'hui, les robots ont pris place dans la société, d'ailleurs pas toujours là où on les attend. Et l'intelligence humaine fait évoluer leurs performances à grande allure. Avec Sans objet, Aurélien Bory, directeur artistique de la Compagnie 111, a décidé d'explorer, sur scène, le dialogue possible entre l'être humain et la machine, scrutant cette curieuse relation qui, à la fois, les unit et les oppose. La Première de Sans objet a eu lieu le 7 octobre au Théâtre National de Toulouse.
Thierry Voisin, journaliste à Télérama, revient sur le travail d'Aurélien Bory sur Sans objet : « C'est un spectacle inattendu, inhabituel, (…) à la fois étonnant, apaisant et virtuose et qui ouvre un champ d'imaginaire que l'on ne peut pas soupçonner.
[…] Aurélien Bory est un artiste atypique, un de ceux qui peuvent encore exister dans le champ culturel d'aujourd'hui grâce à la Fondation BNP Paribas. »
> Ecoutez la chronique "Sortie de salle" sur France Info, avec le témoignage de Thierry VoisinAurélien Bory et la Fondation BNP Paribas
Une trentaine d'années, des études en acoustique et une installation à Toulouse où il apprend la maîtrise de la jongle à l'école du Lido, c'est la fiche signalétique d'Aurélien Bory. C'est comme professeur au Centre des Arts du Cirque de Toulouse qu'il travaille sur un premier spectacle IJK (création 2000) et crée sa compagnie, baptisée 111. Après s'être joué du volume avec IJK, il s'attaque au plan avec sa création 2003, Plan B, sorte de promenade onirique à géométrie variable. En 2005, il finit sa trilogie de l'espace avec Plus ou moins l'infini, un travail autour de la ligne.
La Fondation BNP Paribas, qui soutient ses créations depuis 2003, lui a donné les moyens d'une diffusion et d'une reconnaissance élargie en l'assurant d'un accompagnement dans le temps.


